Les petites découvertes de Polly

une jeune maman nature

08 août 2007

L'église Sainte-Marguerite

J'amène souvent mes petits dans le parc attenant à l'église. Je peux donc admirer à loisir cette charmante petite église de quartier, restaurée depuis peu. Les jeux des enfants sont ponctués par le son des cloches tous les quarts d'heure. On se croirait presque dans un petit village. C'est en fait le cas dans tous les quartiers de Paris!

IMG_8694Petit historique de l'église: Le curé de l'église St-Paul (dans le quartier du Marais, 4e arrondissement) entreprend la construction d'une chapelle pour les habitants du Faubourg St-Antoine et en 1625, la chapelle Sainte-Marguerite "voit le jour". Elle va subir de nombreux agrandissements et de remaniements successifs; bas côtés de 1669 à 1679, chapelle Nord en 1703, chapelle de la Vierge au Sud en 1724 et la chapelle des Âmes du Purgatoire en 1735 par l'architecte Victor Louis que Paolo-Antonio Brunetti décora en 1761 d'une fresque en trompe-l'oeil, la plus considérable du 18e siècle subsistant à Paris!

Le fait le plus remarquable de cette église, c'est qu'elle est le lieu où réside un grand mystère de l'histoire de France! En voici l'histoire:

"Pendant la Révolution, Sainte-Marguerite passe par toutes sortes de vicissitudes, fermetures, réouvertures, envahissements aux jours d'émeute, remous au sein du clergé. Le cimetière revoit parfois des charrettes amenant les corps des guillotinés de la Bastille.

Vers 5h du soir, le 10 juin 1795, on inhuma dans le cimetière de Ste Marguerite, l'enfant mort le 8 juin vers 3h du soir au donjon du Temple (6ème arrondissement alors), sous le nom de Louis XVII.  Il n'y eut pas de service religieux. L'enquête faite plusieurs années après reposant sur les témoignages entendus du gardien du cimetière dit que: La bière fut déposée à la suite de la fosse commune en service, qui croit-on, était située à gauche de l'entrée (qui était à l’époque voisine du portail de l'église) vers le fond à 30 pas de cette entrée, dans le voisinage du gardien, soit à 3,30 m du mur de clôture. La nuit, le fossoyeur retira le cercueil et le plaça dans une bière en plomb après avoir dessiné avec des clous une fleur de lys sur le couvercle. Il inhuma de nouveau le corps et plaça le cercueil, partie dans le mur de fondation de l'église et partie dans le cimetière à hauteur du pilastre de gauche de la porte latérale de l'église qui située à l'ouest du transept, fait communiquer l'église et le cimetière. C'est presque par hasard que le cercueil fut retrouvé. Le curé de Sainte-Marguerite, l'abbé Haumet, désirant faire construire un hangar attenant à l'église, la pioche des maçons en creusant le sol, rencontra un corps dur. On le mit à jour : c'était un cercueil de Plomb qui contenait les restes du prisonnier du Temple. Les exhumations faites en 1846 et le 5 juin 1894 ont montré que les ossements enfermés dans cette bière étaient ceux d'un jeune homme de 15 à 18 ans alors que le dauphin n'avait que dix ans, 2 mois et douze jours. De nouvelles fouilles effectuées en septembre 1979, sous la Présidence de J. Favier, ne permettent pas plus que les précédentes d'affirmer que le corps exhumé soit celui de 'enfant mort au Temple. La dépouille se trouve actuellement là ou elle fut inhumée en 1846 soit dans un étroit caveau de maçonnerie construit dans la cour, tout contre le mur du fond de la chapelle des Âmes du Purgatoire. La pierre tombale est de faibles dimensions et porte l'inscription : "LXVII 1785 -1795". " Une plaque commémorative affirme encore aujourd'hui que "l'enfant mort au Donjon du Temple" y a été inhumé.

Au début du 20e siècle, une crèche a été construite sur une partie de l'ancien cimetière. Et en 1912, l'ancien presbytère est démoli pour y construire une école primaire, au 31 rue St-Bernard - toujours existante.

Posté par polly à 14:15 - Mes petites ballades parisiennes - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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