Venant d'une famille nombreuse (nous sommes 4 frère et soeurs), l'article du magazine Capital, publié le 15 novembre 2007 (oui, oui, ça date un petit peu :) ci-dessous me concernait. J'ai été interpellée par le titre, très évocateur(!?) : "Plus de trois frères et sœurs, moins de réussite sociale". Hum! Hum! Que ce cache derrière ce titre? A vous de faire votre propre opinion....

"Une enquête de l'Insee révèle qu'une grande fratrie peut freiner le devenir professionnel. Les cadres sont désormais concernés.
Trois enfants, ça va. A partir de quatre, il y a souvent une seule réussite sociale dans la famille. Selon une étude de l'Insee publiée ce mercredi, les enfants issus de grandes fratries ont moins de chances que les autres d'accéder à un meilleur niveau social que leurs parents. Ils deviennent moins souvent cadres. Et quand ils sont issus d'une famille d'ouvriers ou d'agriculteurs, ils éprouvent plus de difficultés pour changer de statut social: 36 % des fils d'ouvriers qui n'ont pas plus d'un frère (ou d'une sœur) deviennent ouvriers contre 55 % si la famille compte quatre enfants ou plus.

Cadres sup : le bon ascenseur social
Désormais, même chez les cadres, une trop grande fratrie peut peser sur l'avenir professionnel. Un constat étonnant. Car, dans des enquêtes précédentes, pour cette catégorie socioprofessionnelle, la taille de la famille avait peu d'incidence sur le devenir professionnel des enfants. Selon l'Insee, ce sont surtout les cadres moyens qui ont beaucoup de frères et sœurs qui seraient les plus visés. Ils auraient moins de chance de suivre une formation prestigieuse, de décrocher un emploi valorisant et de percevoir un salaire attractif. Seuls les enfants de familles nombreuses dont les parents sont cadres supérieurs échappent aux difficultés pour s'élever socialement.

Des freins économiques
En effet, plus les parents sont issus d'un milieu aisé, plus les enfants ont accès à un certain confort pour étudier : chambre individuelle, financement de formations longues et coûteuses, cours particuliers, etc. Les conditions matérielles dans lesquelles les enfants sont éduqués à partir d'une fratrie élevée (quatre ou plus) peuvent alors freiner la destinée sociale de la fratrie. La mère cesse souvent son activité professionnelle, les revenus du ménage chutent.. Et les enfants sont encouragés à devenir indépendants plus tôt. Autant de raisons statistiques qui encouragent les Français à se limiter à trois enfants. Mais l'Insee oublie les avantages souvent liés à la tribu familiale : solidarité, complicité, grandes fêtes. Entre réussir sa vie et réussir dans la vie, il faut parfois choisir
."

Mon choix est vite fait. Devinez lequel?